Les enseignements de la première journée de l’Euro

Rédigé le 16/06/2021
Barid Mouad


Le premier acte de cet euro 2020 a baissé rideau. Il est temps donc de tirer les premiers enseignements de cette édition bien spéciale.

Il faudra compter avec cette Italie

L’équipe de Roberto Mancini était attendue au tournant, elle n’a pas fait dans les détails en ne faisant qu’une bouchée de l’outsider turc. Avec un milieu constituant la principale force de cette génération nouvelle, un Immobile en confiance, un Spinazzola en feu et les vieux loups que sont Bonnuci et Chiellini tenant la baraque derrière, il faudra compter avec l’Azzuri. 2018 semble désormais bien loin.

Des petits poucets mal en points ?

L’édition 2016 avait son lot de petit de poucets avec ce nouveau format de 24 équipes, et beaucoup avaient bluffé leurs monde à l’image d’une Islande quart finaliste et éliminant le pays de la reine en huitième de finale. La Macédoine du nord, courageuse, n’a pas pu résister à l’Autriche. L’Ecosse, pour sa première participation dans le nouveau siècle, n’a pas pu tenir tête à la république Tchèque non plus. Seule la Finlande s’est imposée mais vu le contexte du match, on peut difficilement parler de sensation.

Cette France a une belle tête de champion

Même recette et puis on recommence. Pas forcément flamboyants dans le jeu, les bleus savent maitriser leur sujet. Que ce soit leur défense solide, leur milieu insubmersible et les étincelles qui jaillissent de la ligne de fer Pogba-Griezmann-Benzema-Mbappé, cette France respire la confiance et la sérénité. Incisifs en contre, aussi fort avec ballon que sans ballon, les bleus marquent déjà leur territoire.

Des favoris au rendez-vous, mais est-ce suffisant ?

  L’Angleterre, le Portugal, la Belgique ont tous tenu leur rang pour cette entrée en lice. Seule l’Espagne a trébuché face au bloc défensif suédois. Mais l’Espagne n’est pas la seule à avoir eu la vie dure, l’Angleterre n’a pas était la plus convaincante et le Portugal est passé tout près de la correctionnelle en dépit du score trompeur. Seule la victoire de la Belgique était autoritaire, mais vu le niveau affiché par les russes, il serait trop tôt de tirer les conclusions. 

Hongrie-Portugal, un match du bon vieux temps

Cela fait plus d’un an que l’on n’a pas vu un stade plein à craquer, et c’est bien l’image la plus agréable de cette première journée. La chaleur et l’effusion d’un stade dansant au son de la passion de ses supporters, c’est beau. Comme au bon vieux temps pré-Covid.