La chronique de Saad - The minds game: Round 1 : Klopp vs Bielsa

Rédigé le 12/09/2020
La Rédaction


Football total, football régal comme dirait nos amis de Canal + à chaque affiche anglaise tenant ses promesses, et cet après-midi, le choc de deux génies  a bien tenu ses éspoirs sur le scoreboard, mais qu'en est-il réellement ?

Le 11:

Fidèle à son 4-3-3 sur papier, 4-4-2 en losange sur terrain avec Firmino appliquant le théorème Benzema, Jurgen assume ses responsabilités et met sur le banc Fabinho, ainsi la confiance est du côté  guinéen avec Naby Keita titulaire, car oui Gini wijafaehfa (désolé je ne sais toujours pas écrire son nom) est bien parti pour rester à la maison au lieu d'une excursion catalane, misant ainsi sur l'agilité technique plutôt que la présence physique dans ce milieu, le reste du 11 est classique, RAS.

Côté Argentine, Bielsaball alligne 8 joueurs de la dernière saison ( j'ai pris soin de comparer) avec l'arrivée d'Helder Costa en aile droit,Robin Koch en défense centrale et le jeune coq sportif Illan Meslier aux cages, dans un 4-1-4-1 dans la construction, devenant 2-1-1-6 en phase de pressing. 



Kwayritactique:

Les deux cerveaux ont tout les deux des philosophies de jeux bien précises. Si Liverpool est flexible selon son adversaire, Bielsaball quant à lui ne veut rien savoir, pressing haut pour les deux équipes, récupération rapide, 3 chiens de la casse derrière le balon si ce dernier est perdu, avec un box-to-box fait par Firmino/Pablo Hernandez, bref vous l'avez compris, beaucoup de déchets au rendez-vous car ça presse,car ça court.

Première Kwayrimi-temps:

Lors de ce début de match, on ressentait tout de même un certain écart entre les deux équipes, Liverpool presse bien, récupère vite et 
se retrouve facilement dans le carré de Leeds grâce à un Henderson frais physiquement, et une qualité de passe irréprochable de ses deux colocataires au milieu. Résultat des courses ? Une ouverture du score sur le penalty de bienvenue pour Koch, avant que Leeds ne lance véritablement son système par un but de construction antologique, gardien-6-7-filet, comme on les aime ! La réponse des Reds n'a pas tardé 
sur le deuxième bienvenu en PL pour Koch qui oublie Van Djik au marquage, avant que Van Djik n'offre un cadeau aussi à Bramford qui, dieu
soit loué combien a râté la saison dernière, ne s'est pas fait prier pour marquer. Et devinez quoi, quelques minutes plus tard, Mo Salah rappelle à l'ordre l'ensemble des 21 joueurs sur pelouse grâce à un missile angle mort.

Trop condensé ? Oui c'était le résumé des 30 premières minutes d'un match en feu où la première mi-temps a fini en possession pour Leeds
avec 11 tirs au total pour les deux équipes un total de 60 ballons joués vers l'avant, car forcément, quand les deux camps pressent bien, on cherche autre chose, la différence ? Liverpool va vers l'avant selon l'espace offert, car oui , le point faible de ce Leeds est simple, vous cassez une ligne et vous êtes en avantage numérique dans une situation offensive. 

Deuxième Kwayrimi-temps:

15 premières minutes bien calées, mais sans grand danger où les deux formations tataient le terrain du mieux possible, Jurgen constate que la sortie de balle doit se faire plus rapidement avec des passes qui cassent les lignes, ainsi rentre Fabinho pour décaler le jeune Curtis Jones  à gauche, afin de presser encore plus ce milieu qui a vu sortir Pablo Hernandez pour Tyler Roberts. Ce dernier, au-delà de son apport physique a rapporté une option de plus pour cet entre-jeu, et qui était la clef pour une transition vers Costa -> Klich filet, 3-3 ! En ce même moment, la possession de Leeds avoisinait les 62% , pour finir à 58% en fin de deuxième mi-temps, comme quoi la domination était là pour les deux équipes, mais périodiquement.

L'intensité n'a pas baissé, les joueurs pressent sans relache et semblent prêts à se sacrifier pour leurs schémas respectifs, ce qui oblige encore la construction des deux à passer par un long ballon, oui Monsieur, 20 ballons longs lors des vingts dernières minutes, entre un Liverpool qui refuse de perdre des points face à un promu, et un promu qui refuse de camper derrière et ambitieusement tente de chercher les 3 points. Un calibre de grande classe remplace Bamford, en la personne de Rodrygo, décisif dans le 4ème but, malheureusement du mauvais côté, ce dernier concède un penalty plus qu'évitable contre Fabinho, débat clos, 4-3 pour les Reds.



Kywari du match:

Moooo Salaaaaaaaaaah, Mooooooo Salaaaaaaaah, running doooooowwn the wiiiiiing, Mooo Salalalalal , ça rime avec Hatrickkkk, l'égyptien lance sa 4ème saison avec 3 buts, certes deux penaltys, mais tout de même beaucoup d'occasions créées pour la front-line qui a eu du mal à conclure sur deux face à face, 7 dribbles et 9 duels remportés. Un début de grande classe pour le double vainqueur du titre de meilleur buteur de PL.


Ce premier match a tenu ses promesses en terme d'intensité, de football offensif, de clarté de jeu, de verticalité, avec beaucoup de diversité au niveau des phases de jeu, certes des déchets défensifs, mais c'est la taxe a payer pour passer un bon vieux petit samedi après midi face à sa TV.

God  bless ze foot ! 


Saad Aitkhouya